Les bénéfices de contenus accessibles pour les utilisateurs

Deuxième partie d’un article issu d’une série de textes parus dans le numéro 183 du magazine programmez (format PDF)

La première partie a été publiée le 3 mai 2016.

Bénéfices concrets des contenus accessibles

Les équivalents textuels

Un équivalent textuel aide les personnes qui ont des difficultés à percevoir le contenu visuel. Les technologies d’assistance permettent à ces personnes de lire ce contenu à haute voix, de changer leur présentation visuelle ou de l’afficher en braille.

Ces équivalents textuels permettent d’identifier la signification d’images telles que des photos, dessins, peintures, graphiques, diagrammes ou autres animations.

Les personnes sourdes, malentendantes ou qui ont de la difficulté à comprendre l’information audio, peuvent lire la présentation textuelle de ce contenu audio. Des recherches sont également en cours concernant la possibilité de traduire ce texte de façon automatique en langue des signes.

Les personnes sourdes-aveugles pourront lire l’équivalent textuel en braille.

De plus, les équivalents textuels donnent la possibilité de rechercher le contenu non textuel et de réutiliser ce contenu de diverses façons.

Permettre l’interaction avec la souris et le clavier

Lorsqu’une action peut être effectuée non seulement via la souris mais aussi au clavier, cela est utile aux personnes aveugles qui se servent difficilement d’une souris, car elle nécessite une coordination de l’œil et de la main).

Cela est également utile aux personnes mal voyantes, qui peuvent avoir du mal à trouver ou à suivre le symbole du pointeur sur l’écran.

Enfin, cela concerne les personnes ayant des tremblements de la main qui préfèrent l’utilisation d’un clavier à celle de la souris.

L’accessibilité, nécessaire pour certain⋅e⋅s, utile à tou⋅te⋅s

Même si de nos jours beaucoup d’informations sont disponibles sur Internet, encore faut-il pouvoir y accéder. Si les recommandations ne sont pas respectées, beaucoup d’utilisateurs n’accéderont pas à toute l’information, ne pourront pas accomplir une tâche jusqu’au bout. Les personnes débutantes n’auront pas envie d’utiliser le numérique pour lire l’information.

Si, au contraire, un contenu numérique est accessible, n’importe qui pourra le consulter, il sera possible de le personnaliser en l’affichant de différentes façons : gros caractères, dans une autre couleur, avec une police qui permettra une lecture plus facile pour une personne dyslexique par exemple, de la lire en braille ou de l’écouter grâce à une voix de synthèse. Un internaute qui ne peut pas se servir de ses mains pourra, à l’aide de ses outils, interagir avec le contenu, le faire défiler, valider des informations ou demander à son outil d’activer un lien image, par exemple.

L’accessibilité numérique facilitera l’intégration de tous les utilisateurs qui pourront appréhender un document sans aide extérieure, de façon indépendante.

Un document accessible, avec des contrastes suffisants, pourra être plus aisément imprimé et reconnu par les outils de numérisation. S’il contient des mots clés, une structure bien identifiée, il pourra être plus facilement répertorié et retrouvé dans une multitude de documents.

Même si beaucoup pensent que faire accessible est coûteux au début, cela permet ensuite d’économiser de l’énergie car le contenu peut être rapidement modifié, mis à jour et indexé. Si certains utilisateurs ne peuvent pas accéder à une information qui ne respecte pas les normes, n’importe quel internaute profitera d’une information accessible car elle sera plus facile à lire, les interactions plus rapides et la personnalisation plus variée.