Mon top 3 du Web2day 2017

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’assister à la neuvième édition du Web2day à Nantes, trois journées de conférences, d’ateliers et de pitchs sur le numérique et les startups.

Sur les neufs scènes, les conférenciers se sont succédé afin de nous parler startup, marketing, design, technique, corporate et society.

Il est impossible de parler de l’ensemble des conférences en un seul article, j’ai donc décidé de m’en tenir à trois [1] d’entre elles. Il s’agit de présentations ayant traité de modes de fonctionnement ou de philosophie proches de ceux d’Access42.

Kumbu, une start-up en remote dès le début

Speaker : Ziad Wakim


Photo issue du profil Twitter de Sindy SÉRÈMES,‏ @SSeremes

Les trois choses que j’ai retenues :

  1. L’importance d’adapter son mode de communication. Le travail en remote implique généralement de passer principalement par l’écrit, un mode de communication qui ne permet pas l’implicite comme c’est le cas en face à face.
  2. Mettre en place des rituels. Cela passe par exemple par se dire « Bonjour » tous les matins, ou par l’organisation de débriefings hebdomadaires. Ziad Wakim expliquait : Lancer Slack est pour moi la métaphore d’arriver au bureau.
  3. Ne pas négliger les rencontres physiques. Chez Kumbu, des réunions en présentiel sont organisées tous les trimestres, c’est l’occasion de faire le point sur l’organisation de l’équipe, ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins bien.

Évidemment, une telle conférence sur les limites et les avantages de travailler dans une entreprise distribuée ne pouvait que me parler. Ce sont des problématiques que nous connaissons bien chez Access42 et Ziad Wakim en a parlé avec justesse et bienveillance.

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver la restitution de cette présentation ou consulter le livre Rework, conseillé pendant la conférence.

@Parisjecoute : comment j’ai lancé le premier SAV d’une mairie sur Twitter

Speaker : Noémie Buffault


Photo issue de l’article de Noémie Buffault

Les trois choses que j’ai retenues :

  1. Malgré une culture de la prudence très présente, il est possible de faire évoluer une administration publique rapidement. Noémie Buffault expliquait : Vous imaginez sans doute une note de cadrage définissant le périmètre de ce compte, sous couvert de mes n+1, n+2 et n+3. Alors qu’en fait, je suis entrée dans le bureau de mon boss, je lui ai dit qu’on était de plus en plus interpellés sur des questions pratiques sur Twitter et que nous répondions à toutes ces questions. [...] Il a dit GO.
  2. Il existe un vrai choc des cultures entre une administration publique experte, utilisant un jargon précis, et la nécessité d’être synthétique sur Twitter. Une grande partie du travail a finalement consisté à simplifier et synthétiser les réponses apportées par les différents services.
  3. On peut tirer bénéfice d’une image ringarde ! Alors que les services de la Mairie de Paris souffraient jusqu’alors d’une image assez médiocre, l’accueil réservé à ce nouveau mode de dialogue s’est révélé positif et bienveillant, ce qui n’était pas gagné d’avance, surtout sur Twitter.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter la restitution de cette conférence.

Pas besoin d’être Mère Teresa pour être philanthrope numérique

Speaker : Élise Rousseau


Photo issue du compte Twitter de Geneviève de Montigny,‏ @GgennyDe

Les trois choses que j’ai retenues :

  1. Peu de gens comprennent vraiment ce que veut dire le mot « philanthrope ». On y associe tout de suite Bill Gates ou Mère Teresa et des actions de portée mondiales et/ou impliquant des sommes astronomiques. Mais, comme l’a répété Élise Rousseau, on peut tous être philanthropes grâce à nos actions du quotidien.
  2. En tant que professionnels du numérique, nous avons un rôle à jouer. L’intervenante a pris l’exemple de Tina Roth Eisenberg à l’origine des Creative Mornings, ces rendez-vous matinaux mensuels organisés partout dans le monde depuis 2008.
  3. J’aimerais conclure par cette citation : Le succès d’une entreprise ne se mesure pas en quantité mais en qualité, en qualité de vie des employés et des projets sur lesquels on travaille. Une belle façon de voir l’entrepreneuriat, qui se reflète dans l’écosystème Spektrum, créé autour de l’entreprise où travaille Élise Rousseau.

Les échanges avec le public étaient également intéressants avec notamment une question sur la culpabilité à faire du profit alors que l’entreprise est impliquée dans des causes philanthropiques. Tout un programme !

Et les autres conférences ?

Bien d’autres conférences ont été présentées au Web2day, notamment sur des sujets plus techniques, vous pouvez d’ores et déjà en retrouver certaines résumées sur le blog du modérateur et Numerama.

Notes

[1Pourquoi trois ? Comme le nombre de jours du Web2day !